Top Women: Le défilé de la demi-finale

Bonjour, Bonsoir les BarbaFriends…

Cela fait maintenant un chouiat plus d’une semaine que le défilé de la demi-finale a eu lieu. 

Il est donc temps pour moi de vous conter cette journée relativement féerique.

Les précédents chapitres sont à lire ici: ch1 , ch2, ch3 , ch4, ch5

Vendredi soir de Saint Valentin, veille du Jour J. 

Après avoir été rechercher les gnomes à la sortie de l’école et profité un max avec eux… Je dois les “abandonner” pour le week-end. C’est en train que je décide de me rendre à Ath. Au bout de 3 changements de trains et un peu plus d’1h30 de voyage, me voilà arrivée en gare de Ath. Jolie gare. J’appelle les topines pour voir si l’une d’elles peut me charger en voiture au passage. Il se trouve qu’elles ne sont pas encore arrivées et qu’elles devraient être là une dizaine de minutes plus tard. 

Il fait froid mais sec et je ressens un besoin urgent de faire pipi. Car oui, je ne fais pas pipi dans les trains (sauf si cela devient insoutenable au risque de me faire dessus ). Je décide donc de marcher jusqu’à l’hôtel. 

Ma housse avec 3 cintres dedans (me servant limite de seconde valise) dans une main à l’épaule, mon sac sur le dos et ma valise dans l’autre main, me voilà à cheminer aventureusement dans les ruelles sombres d’Ath. Au final, vu le nombre incalculable de pauses pour vérifier sur google map si j’étais toujours sur le droit chemin…je finis par arriver un peu après les topines.

Nous logeons à l’hôtel du Parc que je vous recommande vivement. Les chambres sont joliment décorées, soignées, propres et assez spacieuses. Le personnel est très accueillant et le petit déjeuner est délicieux. 

“Charlie” (c’est le surnom donné à jean-Marc , le patron de l’hôtel) nous fait la distribution des clés et encaisse les factures histoire que nous soyons zen le lendemain matin. 

Une fois nos affaires déposées en chambre, il est temps de partir au restaurant. 

Direction un resto dont je tairai le nom car , contrairement à notre logement, je ne peux vraiment pas vous conseiller cet italien. C’est probablement le seul resto à avoir accepté une réservation de 25 gonzesses, un soir de Saint-Valentin… ça en dit déjà long. Paraît-il que c’est pas toujours très frais limite “dépassé” et que hormis les pizzas, c’est du congelé. Mais on s’en fout puisque tout ce qu’on veut c’est s’amuser.

Et bien, je peux vous dire que la Trattoria (oh, oups, j’ai cité le nom de là où il ne faut surtout pas aller manger) et ses clients du 14 février 2020 se souviendront de nous longtemps. 

Tu t’en doutes , 25 gonzesses, c’est pire qu’un poulailler, pire qu’une basse-coure… 25 gonzesses à moitié stressées par ce qui les attend le lendemain…C’est…bruyant!

De chansons en chansons…que ce soit pour l’anniversaire de notre Laeti nationale (ah oui, en plus, une de nous fêtait son annif, donc …) ou des chansons pour Francis Sarlette ou simplement pour rire … Ca fait du boucan. Je plains,non pas les clients du rez-de-chaussée (puisque le son monte et ne descend pas ) mais bien le petit couple venu s’asseoir collé-serré derrière notre table. 

Il est quand même temps de regagner nos lits parce que…le jour J c’est rdv à 8h30. (Enfin, bon, cool hin, on sait qu’on n’est jamais à l’heure chez les princesses). 

Evidemment, des nanas qui dorment ensemble pour la première fois, à plusieurs …ça continue de quaqueter et ça finit par aller dormir à pas d’heure. 

Le Jour-J: défilé de la demi finale. 

8h30 et des confettis … Bref, passé 8h30, nous ne sommes pas des plus ponctuelles, nous les princesses…Nous voilà sur place. 

On nous explique les coulisses, où déposer nos affaires, où nous changer, on nous distribue notre numéro. 

Et tout au long de la journée, nous allons répéter mais aussi passer entre les mains de maquilleuses et coiffeurs. 

Pendant que les unes se font chouchouter les autres répètent ou se détendent. Ouf, pour les répétitions , nous laissons nos hauts talons au “placard”. 

Nous avons des temps plus “cool” , une petite pause lunch. Je profite pour animer une petite séance de méditation avec les filles qui le souhaitent. Cela me stresse un peu car je n’ai jamais guidé de méditation avec des adultes. Elles sont réceptives et toutes sont calmes, apaisées à la fin de notre séance. 

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Un petit moment de “défoulement” et de “remerciements/applaudissements” à l’égard de la direction, tout cela avec une coupe de bulles gracieusement offerte. 

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Photo par Jean-Michel Capron pour Top Women

Il y a aussi l’instant photo…Nous nous retrouvons toutes dehors…ça caille et surtout il y a un vent de fou. Mais , sur nos talons, nous restons dignes le temps de prendre la pause pour la photo souvenir. 

On repart pour les répétitions… Le temps passe et l’heure approche à grands pas. Le stress monte chez certaines. Les répétitions prennent fin. Nous allons maintenant devoir patienter jusqu’à ce que nos invités soient tous installés. 

Je me “retire” dans ma bulle, je médite… Cela me fait du bien, m’apaise. 

Et ça y est! En file! Let’s the show begin. La première choré, toutes ensemble n’est pas difficile. Mais, le second passage,en tenue de ville, nous sommes en solo…et, me voilà distraite par les paroles du présentateur, je loupe mon départ. J’essaie de rattraper le coup en accélérant le pas. Mais le stress s’empare de moi et me voilà perdue, je ne sais plus ce que je dois faire. A la sortie , en coulisses, je râle sur moi-même, je culpabilise, me sens nulle de chez nulle et ne cesse de répéter que j’ai tout foiré. Très vite, les topines me rassurent… Il semblerait qu’une grande majorité d’entre nous se soient plantées. 

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Photo par Jean-Michel Capron pour Top Women

Les invités ont un entracte…Nous aussi. On refait un débrief sur la choré car il y aura un second passage solo en robe de soirée. Je stresse car, les “coachs” ont beau nous répéter tout, je ne suis plus rien. Je ne suis pas une auditive, il me faut du visuel. C’est au final, Vanes, ma topine adorée qui va me ré-expliquer tout calmement. Merci miss. 

Nous profitons également de cette pause, pour nous déshabiller et enfiler nos sous-vêtements. Pause terminée! En file les filles! Le stress est à son paroxysme car défiler à moitié à poil  est le plus gros challenge pour la plupart d’entre nous. Nos complexes, nos défauts (mais aussi nos atouts) vont être visibles de tous… Cette fois, nous défilons en petit groupe histoire d’être un peu plus à l’aise. 

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Photo par Jean-Michel Capron pour Top Women

Toute se passe très bien. Nombreuses sont les filles qui reviennent en coulisses avec les larmes aux yeux et l’envie d’y retourner. 

Il reste le passage solo en tenue de soirée. Avec les conseils de ma topine, me voilà bien plus au point. Je ressors fière de moi cette fois car je ne me suis pas plantée (du moins, je ne crois pas). 

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Il reste à attendre les délibérations du jury, les résultats. L’ambiance se détend…quoique…certaines filles ont très envie d’être sélectionnées. Perso, je souffle, je respire et suis zen. Je sais et je le dis aux autres: je ne serai pas reprise. 

J’ai une trop grande gueule et j’ai fait une réflexion lors des dernières répétitions qui, je pense, m’a éliminé d’avance. Mais j’assume. Par ailleurs, je n’ai pas eu le soutien escompté au niveau des collègues, de l’entourage… Donc, je savais également que les votes sms n’allaient pas me sauver. 

C’est donc sans surprise que je terminerai la soirée dans les coulisses et non sous les flash. 

Au terme de la soirée, je ne me sens absolument pas déçue ni triste ni en colère. Je me sens bien. Je suis même soulagée car je ne devrai plus chercher de sponsors, je vais avoir plus d’énergie à mettre dans mes autres projets. Et puis, surtout, mes pieds vont arrêter de souffrir. 

L’après Top Women: le lendemain et les jours qui ont suivi

Le lendemain matin, je me surprends à me sentir triste et déçue. Je suis véritablement surprise de ressentir cela. Je m’étais vraiment préparée à arrêter là. Et pourtant, toute la journée, je me suis sentie cafardeuse. Une salve de questions telles que: pourquoi n’ai-je pas été reprise? Est-ce vraiment à cause de ma grande gueule et mon caractère peu docile? Est-ce parce que je me suis plantée au défilé? Est-ce parce que j’ai toujours montré une image de “je m’en foutiste”? Est-ce parce que je ne rayonnais pas assez? Parce que je ne m’assumais pas encore assez? 

Et oui, subitement me voilà envahie de questions et d’émotions diverses et variées. Je me suis même surprise à être en colère contre moi-même: “mais pourquoi n’as-tu pas fermé ta grande gueule ce jour là?” 

Le sur-lendemain et les jours qui ont suivi, s’en est suivi une vague de tristesse. Je ne vais plus voir les topines? Et si on perdait le contact à cause de la distance? Et si les topines sélectionnées venaient à fusionner grave avec les autres finalistes au point d’en oublier les autres? Et si, et si et si… Il se trouve que ce sentiment est partagé par les finalistes aussi. Voilà qui est rassurant. Nous maintenons les liens via des discussions quasi quotidiennes entre nous. 

Puis, les jours passent et les liens restent. Cela est rassurant. Je n’ai pas tout perdu. J’ai même gagné ce qu’il y a de plus précieux: une vie sociale, des amies. 

Certes, il y a un petit pincement au coeur quand on lit tous les messages, quand on voit les photos des finalistes réunies…Mais je sais aussi que nous leur manquons. Je sais aussi, que perso, les coachings reçus ne m’ont finalement pas vraiment aidé donc à quoi bon. 

J’accepte la défaite si on peut appeler cela ainsi…Mais pas vraiment. Parce que j’ai gagné une multitude de moments incroyablement magiques: la rencontre avec David Jeanmotte, les essayages de lingerie chez Vela (qui est une boutique digne de Pretty Woman), mes essayages personnels de robes de princesse, le défilé en tenue de gala et aussi mais surtout le défilé en lingerie devant environ 500 personnes. Tous ces moments, si on m’avait dit un jour que je ferais le quart de la moitié de cela, j’aurais ri au nez de cette personne. Et pourtant, voilà que j’ai relevé, de manière tout à fait fortuite, des défis inimaginables (pour moi). 

Alors encore merci à toutes celles et tous ceux qui ont cru en moi, mon chéri, mes enfants, mes vrais ami(e)s et quelques rares collègues. 

Mes sponsors que revoici: (en cliquant sur le nom, tu arriveras sur l’article où j’en parle ) et je te mets aussi la page FB. 

Le jardin coquin : FB 

 Odalis : FB 

Axiome Coiffure : FB

Imagine-toi – conseil en image : FB

Lily Institut : FB

Allégeons-votre vie :FB

Le leader bowling : FB

Le handmade by les jardins de Malorie : FB 

 

 


4 thoughts on “Top Women: Le défilé de la demi-finale

  1. c’est normal d’avoir de la déception, le contraire aurait été étonnant. Il faut que tu restes sur l’expérience que ça t’as apporté et il y a du positif.
    Bien sûr qu’il y a des choses négatifs, je ne pense que c’est normal. Maintenant place tes autres projets 😊

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