Virages à 180°, ma route professionnelle sinueuse…

Bonjour, Bonsoir les BarbaFriends,

Une fois n’est pas coutume… je vais me dévoiler davantage dans cet article. Parce que parler du « quotidien ecofriendly d’une famille belge », c’est aussi parler de mon quotidien.

Sauf que cette fois, ce sera plus intimiste. En général, j’évite d’étaler ma vie (très) privée ici et encore moins ma vie professionnelle.

Mais cette fois, j’ai envie de partager avec vous le parcours que je « traverse » depuis plusieurs mois et qui explique, en partie, le peu de présence sur le blog.

Le 24 septembre 2018, je partageais avec vous un article sur ma vie de maman cheminote (ici). Un mois plus tard, je vous dressais un joli (ou pas) portrait de mon ancienne profession Versus mon métier actuel ().

Il y a plus d’un an donc, tout coulait naturellement pour moi. J’étais bien comme ça, heureuse dans mes choix. Mais, cela était aussi « tout beau , tout frais ». Je découvrais le métier tel un bourgeon au printemps qui naît et grandit (Oh oui, je suis d’humeur poète ce soir) .

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Nous sommes en mars 2020, soit 1 an et demi plus tard. Il est temps pour moi de faire mon bilan. Il est temps pour moi de cesser de me mentir à moi-même et à mes proches. Et cet état des lieux, j’ai envie de vous le partager parce que, quelque part, vous faites un peu partie de la famille aussi.

Voilà plusieurs longs mois que je m’interroge sur mes choix professionnels. Plusieurs mois que les horaires décalés me pèsent de plus en plus. Plusieurs mois que la fatigue (liée à ces horaires) devient difficilement supportable. Plusieurs mois que le ras le bol lié à des situations frustrantes est en train de me ronger.

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Un soir de novembre, une situation à la base « banale » dégénère pour moi. J’ai eu, 2 jours consécutifs, un « soucis » avec le même voyageur. J’ai beau savoir qu’il ne faut pas le prendre personnellement, qu’il faut prendre du recul blablabla… Ce soir là, ce sera la goutte qui fait déborder le vase. Je te rassure aucune agression ni verbale, ni physique. Non, rien de tout cela. Juste du simple « foutage de gueule » qui, cette fois, va m’atteindre plus que ce qu’il ne faut.

Ce soir là, à bout de nerfs, usée de fatigue, je rentre et je pête littéralement les plombs. Il est tard, il doit être environ 1h du matin. Les enfants dorment et BarbaPapa aussI. La colère grogne à l’intérieur de moi depuis mon arrivée en gare avec ce dernier train et ce voyageur. La rage monte sur mon trajet laissant ainsi en moi un frémissement qui, en arrivant à mon domicile, fera sauter le couvercle.

BoilingWater

Ce soir là, je me mets à « démonter » ma cuisine. Un tabouret qui vole, une chaise sur laquelle je m’acharne. Mon compagnon finit par descendre alerté par le voisin lui-même réveillé par le bruit que je faisais (oups).

Le lendemain (je crois) , je prends rendez-vous chez le toubib et je suis 3 semaines en arrêt maladie pour cause d’épuisement.

Coach3(1)

Au cours de ces 3 semaines, je ne pense plus au boulot mais, probablement que mon inconscient y pense, lui.

Le temps passe, je retourne travailler. Mais cette fois, j’ai pris du recul, beaucoup de recul. Quelque chose a changé. Quelque chose s’est brisé. La motivation ne sera dorénavant plus la même mais surtout je ne m’investis plus personnellement. Je ne mets plus de mon cœur dans le travail. J’exécute en mode pilotage automatique. Je fais ce que j’ai à faire mais je ne pousse plus certaines missions comme je le faisais avant. Mon regard sur les voyageurs a changé. Ma voix dans les annonces est plus neutre. Mon sourire se perd sauf dans certaines situations vraiment « extra-ordinnaires ». J’ai revêtu une carapace dure comme le roc tout autour de mon petit cœur d’hypersensible (oui, depuis plusieurs mois, je me demande aussi dans quelle mesure je ne suis pas une hypersensible à mon grand désarroi). J’ai enfilé ma parure de « je m’en foutiste »  pour ne plus jamais me mettre dans le même état qu’en novembre.

carapace

Nous sommes en décembre et je vais prendre la meilleure décision qui soit depuis des mois. Je découvre que mon employeur offre 6heures de coaching carrière à ses employés. J’y vois là une belle opportunité pour faire le point. Convaincue qu’il s’agira de faire une sorte de bilan des compétences. Le premier rendez-vous va me déstabiliser.

La coach est merveilleusement efficace. Elle me pousse dans mes réflexions juste avec une petite note, une petite phrase, un mot mais qui déclenchent en  moi une cascade de questionnements.

A la base, j’y allais pour m’aider à choisir entre : rester dans la société où je travaille actuellement ou faire marche arrière et retourner à mon précédent emploi.

Lors d’un petit exercice, je prends conscience de différentes chose :

Je me mens à moi-même mais surtout à mes proches quand je dis qu’il est difficile pour moi d’envisager de retourner à l’enseignement sous-prétexte que la différence financière est énorme.  C’est vrai que ce serait une perte d’environ 400€ nets. Mais je ne me suis jamais plainte de mon salaire à l’époque. Je ne vivais pas trop mal.

  • Je nous mens car ce que cette excuse cache c’est la peur des jugements. La peur d’entendre mes proches dire : « Tu vois, on te l’avait dit, quelle idée de faire ce boulot…» . C’est un sentiment d’échec car je n’ai pas atteint les objectifs que je m’étais fixée en entrant dans la compagnie.
  • Certes, mon niveau de vie serait bien différent en faisant marche arrière mais , quand je me pause pour réfléchir à mes valeurs… Le matériel n’a jamais été ma priorité. Par contre, ma famille, mes enfants : oui.

Alors, je me dis que la balance vient subitement de pencher fortement d’un côté plus que de l’autre. Mais, aucune décision.

bascule

En effet, je prends aussi conscience que le ras le bol qui s’est installé provient probablement du dépôt auquel je suis attachée. La variété des services est très limitée. Dès lors, nous allons toujours aux mêmes endroits. Et sur une semaine de travail, il arrive parfois que plusieurs jours consécutifs, on fasse des services très similaires. Cette monotonie, du coup, elle nous « confronte » également à croiser systématiquement les mêmes « fraudeurs », les mêmes « récalcitrants », les mêmes « troubleurs »  (oui, je fais un énorme effort de vocabulaire pour rester polie) quasi quotidiennement. Donc, perso, je suis à saturation de voir toujours les mêmes « sales têtes ».

Alors que quand tu as des services plus variés, certes tu croises aussi tous ces cas, mais à une nuance près… Tu ne verras peut-être pas les mêmes « casse-pieds » (je reste polie oui oui) 2 ou 3 jours de suite. Du coup, ça devient plus supportable et il est plus aisé de ne pas prendre les choses de manière « personnelle ».

Un changement de dépôt annonce aussi des changements de possibilités dans les horaires (mais cela sans aucune certitude). Je me dis, dès lors, que en demandant ma mutation, j’aurai une toute petite chance de faire des horaires qui, peut-être, seront un peu plus supportables pour la vie familiale.

Alors, en attendant cette précieuse mutation, je continue mon petit bonhomme de chemin.

Les rendez-vous de coaching carrière avancent et j’ai fait des « progrès » énormes.

J’ai mis au placard la peur qui me freinait dans un tas d’autres projets. Je bouillonne, non plus de colère, mais d’idées de projets professionnels (à titre complémentaires). Et cette fois-ci, j’OSE !

J’avais dit que 2020 et 2021 seraient des années de changements pour moi. C’est parti ! J’ai lancé l’engrenage en commençant par une formation (qui fera l’objet d’un nouvel article).

virageJ’ai fait l’analyse de mes comptes afin de voir si j’allais pouvoir suivre les différentes formations qui m’attirent depuis si longtemps. Cette fois, plus aucune excuse ! Je fonce ! Je m’inscris ! je me forme et j’avance.

ET la vache ! Que ça fait du bien ! J’ai l’impression de revivre ! Une nouvelle « BarbaMum » débarque . Je n’ai plus peur de me former, je n’ai plus peur de mes envies d’indépendance.

Alors, non, je ne vais pas tout vous raconter ici sur ces projets car ce serait 3 pages de plus lol.

Non, je n’ai pris aucune décision pour l’instant quant aux 2 professions que j’ai mises en bascule. J’attends d’avoir toutes les clés en mains pour décider. A savoir : tester un nouveau dépôt, des nouveaux services et voir si je pourrai avoir une place dans la série d’horaires qui seraient plus supportables pour moi.

La seule certitude que j’ai est que, peu importe ce choix, je ne compte pas garder un temps plein. J’ai envie d’avoir un temps partiel « alimentaire » afin d’exercer une activité complémentaire. Cette dernière serait le côté professionnel dans lequel je pourrais m’éclater, m’épanouir vraiment, enfin.

Une chose que j’ai également apprise au cours de coaching : malgré mes peurs, j’ai toujours « appuyé sur le bouton » (en référence au fait que j’ai appuyé ou non sur le bouton « envoyer demande de mutation »). J’ai toujours fini par suivre mes envies. J’ai toujours surmonté les craintes liées aux changements. Oui, faut savoir que j’ai fait l’hôtellerie après avoir été graduée dans ce domaine. Mais j’ai également pris un gros virage à l’époque en plaquant tout pour suivre des études en langues et devenir prof.

Il me reste un petit peu plus d’un an pour peaufiner tous mes nouveaux projets et prendre la décision finale.

Rendez-vous donc à ce moment là 😉

Et toi, dis-moi, tu es aussi abonné aux changements de carrière à 180° ? OU tu es plutôt du genre à rester dans la même boîte des années durant ?

Tu es plutôt du genre « je sors de ma zone de confort » ou au contraire, je reste « bien au chaud » dans cette zone ?

changement de voie

 

 

 

 

 


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