La crise des 4 ans? Mes astuces

Hello les BarbaFriends,

Comment allez-vous? L’école a repris…c’est la “fête”…Oh mère indigne que je suis. Arrêtez et avouez! Vous aussi, ça vous fait du bien. Bien sûr que j’étais heureuse de passer un peu plus de temps avec mes enfants…mais je suis tout autant heureuse d’avoir un peu plus de temps pour moi.

Bref…ce n’est pas trop le sujet de mon article aujourd’hui. Cela faisait déjà quelque fois que, après passage sur des groupes FB, je me disais “ah je ferais un bien un post sur ça, je partagerais bien ceci”…

Allez hop! Je m’arrête dans toutes les corvées et je me pause et prends le temps de vous écrire. Pas facile de s’auto-discipliner à faire des choses pour soin, pour son plaisir. Mais je me soigne et j’essaie.

Bon…vous aviez certainement tous entendu parlé du “Terrible Two” autrement dit la crise des 2 ans. Vous pensiez, probablement comme moi, qu’une fois passée, nous serions quitte jusqu’à la pré-adolescence? Et bien NON!

Figurez-vous que , en cherchant un peu sur le net (lors d’une grande période de désespoir maternel), j’ai découvert le “Fucking Four”. Pff, quel nom! D’ailleurs, je me suis directement dit ” Et après, ils vont nous pondre le Fisting Six ou quoi “.

Bref…mon petit “ket” (mot typiquement brusselair et pourtant suis namuroise) traverse cette super chouette phase depuis quelques mois! Youhou! On a été gâté entre la crise des 2 ans qui est tombée pendant la grossesse… s’en est suivi la crise du ” je deviens grand frère et je veux pas qu’il me pique ma place”. Nous vlà coincé dans ce “Fucking Four”…Non mais allô?!

Comment reconnaître les symptômes du Fucking 4 ?

  • Le gentil petit loulou se transforme en un “ket”, un vrai petit “ket”, mec rebelle qui s’oppose très fermement à tout. En gros, il fait sa crise d’ado mais version enfant.
  • Les colères…si il en faisait déjà avant…elles sont beaucoup plus marquées maintenant. Il n’hésite pas à se coucher au sol ou à essayer de taper.
  • Il vous teste encore plus qu’avant…
  • Ici, j’ignore si c’est lié à tout cela…mais en prime, il faut lui répéter 100x “fais ci, fais ça”…il traîne (tel les ados, vraiment…c’est tout comme les ados mais version mini…merde, ça fait peur lol).

Vous vous sentez démuni(e), paumé(e), seul(e) ?
NON! T’es pas toute seule Super maman que tu es (ou papa…y a des papas dans les BarbaFriends? Si oui , levez le doigt dans les commentaires).

Vous avez l’impression d’avoir tout essayé et pourtant rien, nada, nieks, que dalle?
Bienvenue au club! Bon… allez, partageons nos expériences et surtout partageons les trucs qui marchent!

Premièrement…j’ai lu…j’ai beaucoup lu… et j’ai aussi vachement culpabilisé après chacune de ces lectures!

Oh la la…L’éducation positive et bienveillante!

Oui, je pense que c’est vers ça qu’il faut tenter de se diriger. Oui, je crois les études scientifiques qui montrent et démontrent par A + B que le développement du cerveau de l’enfant est tel qu’il ne gère pas ses émotions avant l’âge de… 6 ans environ. Oui, j’ai bien compris que l’amour, la reconnaissance, les renforcements positifs (comme on dit dans l’enseignement) sont les maîtres mots de la nouvelle éducation.

OUI MAIS! Je dis Stop!

Stop au matraquage , stop aux conseils soit-disant bienveillants qu’on nous montre non stop, stop aux mises en garde contre tel ou tel modèle!

Pourquoi ce STOP?

Parce que, si comme moi, vous êtes une mère (papa) à tendance perfectionniste, qui se nourrit de toutes ces lectures…vous allez vite péter un câble et surtout vous allez culpabiliser au moindre petit dérapage! Car, quoiqu’en disent les livres…nous restons des humains avant tout, avec nos faiblesses, nos défauts. Il nous arrive donc de craquer et de pousser une gueulante totalement contre-indiquée dans le cadre d’une éducation bienveillante.

Donc, si vous aussi vous êtes férus de lecture éducative, voici un premier petit conseil:

  • Lisez avec beaucoup de recul.
  • Ne prenez que ce qui est bon à prendre.
  • Retirez un ou 2 petits trucs de tels livres, un autre filon dans tel autre bouquin et faites votre “popote” avec tout cela.
  • N’essayez donc pas d’appliquer à la lettre ce que tout un livre seul peut vous dicter.

Exemple:
Voici 3 livres que j’ai lu…et 2 d’entre eux m’ont fait pas mal culpabiliser par moment… Lorsque j’y repensais, je me disais “merde, j’ai fait ça et il faut pas selon machin” ou “Oh, zut, j’aurais dû faire comme ça”.


Donc, je me rends compte que, au final, les astuces que je vais vous partager…bin elles viennent de ma “popote interne” et vous verrez que certaines ne sont peut-être pas à classer dans “éducation bienveillante” mais plutôt dans ” je fais du mieux que je peux bordel de m****” 😉

1. Astuce à commencer bien avant les 4 ans: Mettre des mots sur les émotions:

Nous avons commencé avec la lecture du très chouette livre “La couleur des émotions”. Nous avons eu de la chance que l’instit maternelle a également exploité ce livre. Nous jouons donc beaucoup avec les “couleurs” des émotions. Par exemple, quand j’allais le chercher à la sortie de l’école, je lui demandais “Alors, tu es quelle couleur? Comment tu te sens? “. On peut donc faire cela aussi en cas de crise. IMG_20181106_115333 (800x600).jpg

Nous avons aussi utilisé une des “histoires” du livre ” Aidez votre enfant à gérer ses colères” et donc on lui parle de la “maison des émotions situées dans le ventre”. Voici une des histoires que le livre donne pour aider à verbaliser mais il y en a d’autres et , d’ailleurs, je ne suis pas certaine que ce soit celle-là qu’on a utilisé.


2. Libérer l’énergie (conseil venant de ce même livre):

Donnez ,par exemple, 1 minute au cours de laquelle l’enfant (mais l’adulte peut aussi jouer le jeu) crier, hurler le plus fort possible.
Ou donnez x minutes pour se défouler. Notre Loulou nous le demande parfois, spontanément avant l’histoire du soir: “papa, maman, on peut mettre le temps pour me défouler?” et il se met alors à courir dans tout l’étage. IMG_20181106_105040_resized_20181106_111442271 (800x600)

3. Mettre des repères “temps” auditifs ou visuels:

Il ne faut jamais oublier que, si jeunes, les enfants n’ont absolument aucune notion du temps. Donc, si vous leur dites “encore 5 minutes”, ils ne vont pas du tout réaliser ce que c’est et donc…la crise est assurée au bout des 5 minutes.

Chez nous, ce qui marche le mieux c’est le repère “auditif”.

Quand vient l’heure de monter, BarbaPapa a mis un réveil sur son téléphone. Lorsque Loulou entend le coq , il sait que c’est l’heure de monter pour le bain etc.

Moi, je me sers de la minuterie du four. S’il est occupé à jouer et que je veux qu’il arrête bientôt. Je lui explique: “loulou, maman met la minuterie, quand ça sonne, on arrête”. En général ça marche bien. Il faut juste prêter attention à un détail qui, selon le caractère de l’enfant a beaucoup d’importance. Mon fils est diagnostiqué “Hyper Sensible” donc, si il n’a pas fini de construire le mur ou de garer ses voitures quand ça sonne…la crise risque de se produire. Il faut donc garder une tolérance pour lui laisser le temps de ranger ses voitures OU finir uniquement le mur. Etant Hyper Sensible, si je le force à arrêter sans qu’il ait terminé, c’est le drame. A vous, donc, de prévoir le timing minuterie en tenant compte de cet éventuel facteur.

Dans le bain,c ‘est un simple repère “visuel”: Quand l’eau du bain est toute partie, fini de jouer, on sort et on se sèche.

4.S’isoler ou isoler l’enfant lorsque NOUS, parents, perdons patience?

Les livres préconisent de ne pas isoler l’enfant (cfr la photo) mais plutôt de s’isoler soi… A juste titre car, les enfants, contrairement à nous, n’ont pas encore le cerveau développé entièrement. Les jeunes enfants n’ont donc pas encore la faculté de gérer leurs émotions. isolement, temps mort

Mais, avouons que c’est peut-être un des points les plus difficiles surtout si, comme moi, vous êtes du genre “impulsif”. Alors, oui, il m’arrive de crier sur mon fils (surtout au cours de ces derniers jours où j’étais seule à devoir tout gérer…bref). Oui , il m’arrive de le prendre et le mettre dans les escaliers.

Chez nous, ce sont les escaliers…Pourquoi?
–> On évite d’assimiler la chambre à l’isolement et la punition.
–> Il peut circuler à l’étage, jouer, lire pour se calmer (mais il ne le fait pour ainsi dire jamais)
–> il y a la barrière qui, jusqu’à maintenant, l’empêchait de revenir . Mais, maintenant, il sait l’ouvrir ou passer au-dessus. Donc, cette option fonctionne de moins en moins bien.

Alors, j’essaie l’autre stratégie…la stratégie préconisée par les bons livres: s’isoler soi-même.

Je dis à mon ainé “Ok, si tu veux jouer avec cela (alors que c’est juste parce que son petit frère joue avec et qu’il veut faire tout pareil), si tu n’arrêtes pas de… bin je te laisse. vas-y joue avec si tu veux, moi je monte jouer à autre chose avec ton frère”. Ce n’est peut-être pas encore la meilleure façon…mais ça le calme en général assez vite.
Ou bien, si le petit frère n’est pas de la partie…et que le grand est insupportable…”Ecoute Loulou, j’en ai marre. Je sors / je monte…” et le laisser là “en plan”. Ça nous permet de nous calmer et passer alors une autre phase, celle du dialogue.

5. Une astuce qui permet parfois d’arriver au point numéro 6 plus vite: imager le niveau de notre colère

Certains utilisent une sorte de thermomètre de la colère en pictogramme (idée reprise aussi pour le bruit en classe par exemple).

Moi je montre à mon fils, sur mon corps, où se trouve ma colère.
Exemple: Attention Loulou, maman est en colère et ça monte. Regarde, ma colère est là (milieu du ventre). Soit il se calme et me demande et maintenant? Je lui montre que ça descend. Soit, il teste et recommence de plus belle (étrangement, il ne me demande pas ” et maintenant”? quoique, parfois si). Là, je lui montre que ça monte…jusqu’à ma poitrine, ma gorge. Et quand ça arrive à ma gorge, c’est que ça va sortir et maman risque de crier.

6. Temps d’écoute attentive et dialogue.

Depuis très peu de temps, il m’est venu subitement une idée…hey, c’est souvent comme ça que ça vient chez moi… Probablement, des vieux souvenirs de mes cours de pédagogie. Bin oui , mine de rien, les études de profs regorgent d’un tas de conseils à appliquer à la maison aussi.

Dans certaines classes, on propose un conseil de classe pour que les enfants puissent s’exprimer librement (mais de manière “dirigée”) sur ce qui va et ne va pas. En général, on utilise un “bâton de paroles”.

Un soir de crise, un soir où, étonnamment, j’ai réussi à me pauser, faire un break intérieur pour faire baisser ma pression, j’ai proposé ceci à mon loulou. Depuis , lorsque j’arrive à faire redescendre ma colère, j’essaie d’appliquer:

On s’assied face à face, jambes écartes et pieds contre pieds. On prend un objet qui servira de bâton de paroles. Et hop, j’instaure un dialogue où l’on écoute attentivement l’autre, sans l’interrompre. Chacun à notre tour on s’interroge, on répond…et cela permet de bien faire redescendre l’excitation de mon grand. Pourquoi? je suppose que ça marche car il se sent écouté, entendu. Et même si on ne répond pas favorablement à ses désirs, il sait qu’on les a bel et bien entendu!

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Cela me donne une idée! Et si, comme bricolage, l’enfant et ses parents fabriquaient ensemble leur bâton de parole ?

Et voilà… Je ne prétends pas détenir le savoir absolu et je suis loin d’être la mère parfaite que je rêverais d’être. Mais, ceci sont mes petites astuces qui fonctionnent plus ou moins bien.

Pour conclure, j’avais envie de vous partager quand même un aspect important et scientifique issu du livre de Catherine Gueguen (le premier dans les photos). Il s’agit d’une petite synthèse sur le développement cérébral ET émotionnel des enfants. J’ai assisté à pas mal de conférence et toutes, absolument toutes disent la même chose: avant l’âge de (6) ans, l’enfant n’est pas en mesure de “réfléchir”, gérer ses émotions!

Et VOUS? Quelles sont vos astuces pour faire face à la crise? Dites nous tout en commentaires.

 

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PLEINE CONSCIENCE:Une révolution dans ma vie

Comme vous le savez peut-être déjà…ou pas…AVANT, j’étais prof en primaire. J’ai donné cours de néerlandais durant 9 ans à des gamins ayant entre 10 et 12 ans. 

Ca c’était AVANT ! Mais avant quoi? Avant que je décide d’écouter mes envies…AVANT d’avoir découvert la PLEINE CONSCIENCE.

Je vous préviens…si vous n’aimez pas la lecture, passez votre chemin car ce post risque d’être long…fort long…fort fort long 😉

Je vous raconte? Pour les plus patients, les plus curieux d’entre vous.

Tout a commencé à la foire du livre de Bruxelles en février 2016. Le thème? Le bonheur à la page. 

Il se trouve que par le plus grand des hasards , j’ai atterri à une conférence de:

ILIOS KOTSOU

Mon grand loulou avait un peu plus d’un an et j’étais en plein travail sur moi-même chez le psy. Je connaissais ce conférencier de par sa réputation, son travail comme “Monsieur Bonheur” dans l’émission TV Sans Chichi. Je me suis donc assise parmi la foule et j’ai commencé à l’écouter…ou plutôt devrais-je dire ” à boire ses paroles”. 

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Il nous parlait de bonheur, de moment présent, de se pauser, et sa fameuse boulette de papier pour évoquer les problèmes et la façon de les appréhender… Il se trouve que j’étais plongée depuis quelques semaines dans une lecture recommandée par une de mes Best Friend: Le pouvoir du moment présent. Donc, forcément, en écoutant Ilios, j’ai commencé à faire des liens, à mieux comprendre certains morceaux du bouquin. 

Jpeg

Je me suis sentie envahie de curiosité, de passion et surtout d’une immense joie et une grande sérénité en assistant à la conférence d’Ilios. J’ai donc décidé de revenir les autres jours pour assister à d’autres présentations. 

Il faut dire aussi que j’ai eu la chance de le croiser brièvement à la sortie d’une autre conférence et de l’interpeller concernant les “stages”. Il m’a gentiment répondu que c’était ouvert à tous, oui. Ce type dégage une sympathie, une gentillesse, une joie de vivre très communicative. 

Je peux dire que ces quelques jours de février 2016 et en particulier cette rencontre ont été THE DECLENCHEUR de changement chez moi.

On continue?

Vous vous doutez qu’après cela…il fallait que j’approfondisse cette découverte.

Je me suis inscrite à un stage de 2 jours de méditation en pleine conscience avec l’asbl Emgergence (je vous mettrai le lien en fin d’article).

Ce stage était justement dirigé par Ilios et un français , José Le Roy. Je suis arrivée là-bas, un peu en “mode touriste” et n’étais pas super à l’aise en m’apercevant que 95% des participants pratiquaient déjà la méditation. 

Mais , je m’adapte facilement…et j’ai eu vite fait de me plonger dans le bain agréable , calme, apaisant et aussi très surprenant de ces ateliers méditatifs. 

Nous avons fait plusieurs exercices dont certains m’ont véritablement touchée. L’un d’eux était justement en duo avec Ilios. J’étais assez impressionnée, mal à l’aise (au début) de me retrouver “coincée” la tête dans un “tunnel” avec sa tête…je n’en dis pas plus. Mais au final, j’en suis ressortie bouleversée et grandie. 

Pour vous dire à quel point ces 2 jours ont été un véritable chamboulement…moi, qui ai une fâcheuse tendance à râler tout le temps…mes collègues ne me reconnaissaient plus. Tout le monde me trouvait plus sereine, plus épanouie et surtout plus souriante 😉

Et après?

Je me suis plongée dans une nouvelle lecture, la “bible” de Jon kabat-Zinn, le “fondateur” du fameux cycle de 8 semaines. Il m’a fallu plusieurs semaines, voir mois pour terminer ce livre. Mais , cette lecture me confortait dans le projet qui germait en moi depuis quelques temps: suivre un cycle de 8 semaines. 

 

Jpeg

Mais ce n’est pas tout. Avec ces découvertes, j’ai commencé à me RE-Decouvrir moi-même. J’ai commencé à m’écouter, à sentir ce qui se passait au fond de moi. Et un autre gros changement se fit entendre:

Ma ré-orientation professionnelle.

Et oui, c’est à cette même période que je me suis inscrite aux examens pour entrer aux chemins de fer. Fin d’année scolaire, on m’appelle pour me dire que je suis bel et bien reprise et que la formation devrait débuter en août. Je prends un coup de “flip” et je refuse en expliquant qu’il est trop tard pour moi demander mon congé “pause carrière”. 

Début juillet, juste avant le congé des directions…Je range mon bureau, mes cours ET je sens un poids peser très lourdement sur moi. Je m’arrête. Je décide de me pauser et d’écouter sincèrement, attentivement ce qui est en train de se passer.  

Ma décision est prise, je fais marche arrière et j’accepte ma place aux chemins de fer. 

La formation débutera finalement en octobre.

Je profite d’avoir des horaires de bureau proche de mon domicile pour m’engager dans un cycle de 8 semaines. 

Jpeg

Je trouve un cycle tout proche de mon domicile et qui commence à 20h. Parfait pour notre organisation familiale. 

Au même moment, je découvre que je suis enceinte! Je suis en train de vivre un véritable Tsunami intérieur. Je me sens totalement perdue, désorientée. La pleine conscience va m’aider…mais pas seulement. Je décide de me confier à un formateur. Ce dernier deviendra mon meilleur ami et confident…et avec son soutien en plus des méditations , je remonte la pente. 

Notre couple traverse une belle crise…je suis en plein questionnement et je décide alors qu’une semaine de retraite silencieuse loin (pas si loin) de ma famille pourra peut-être m’aider à faire le tri dans toutes mes pensées. 

C’est parti!

Une semaine de retraite silencieuse

C’est encore avec l’asbl Emergence que je vais suivre cette première retraite. J’avais une très grosse appréhension…ne pas parler…être avec des personnes que je ne connais pas et vivre ensemble, ne pas avoir de contact avec mes proches… Ouf, le “guide”, l’animateur (appelez le comme vous voudrez) me rassure en me disant que je peux appeler mes enfants…à condition que je le fasse discrètement.

Cette semaine fût une découverte inoubliable, une découverte extraordinnaire! Le silence, ma plus belle rencontre (en plus de toutes les personnes présentes). 

Je ne rentre pas forcément avec les idées beaucoup plus claires de ce séjour…mais je reviens sereine et heureuse. 

Préparation à la naissance en pleine conscience

(8 semaines)

Jpeg

Les mois avancent et ma grossesse avec. Je propose à mon compagnon de faire la préparation à la naissance chez Emergence. L’asbl est la seule actuellement à proposer en Belgique un cycle de 8 semaines de préparation à la naissance en pleine conscience. 

En faisant cette proposition, je me dis que cela nous aidera peut-être à nous retrouver. Je vais lui faire découvrir ce qui me fait tant de bien depuis des mois. Il accepte et semble apprécier. Cela apaise un  peu nos tensions. Certains “ateliers” nous rapproche. 

Mon accouchement s’est merveilleusement bien passé…La pleine conscience m’a énormément aidé les premières semaines lorsqu’il fallait faire face aux pleurs de bébé. C’est fou ce qu’on oublie vite tous ces “mauvais” moments. 

3 mois de congé avec BB et retour à ma formation…

C’est là que mon chemin méditatif prend un break. 

Depuis ma reprise du boulot, je ne parviens plus à méditer de manière “formelle”. Je ne prends plus le temps, j’avoue. Je bosse parfois jusqu’a des 00h30, vais donc me coucher vers des 1h…dois me lever à 7h max pour conduire les enfants…alors, je passe ma matinée, en général, à récupérer le manque de sommeil…Puis, le ménage, les courses, les repas…et ma journée de boulot qui commence quand la vôtre se termine. 

MAIS , je sens que la pleine conscience est toujours là…il y a des “réflexes” qui (re)viennent par moment. J’arrive, parfois, à me mettre un stop pour écouter, sentir ce qui se passe en moi. J’arrive, parfois, à ralentir pour mieux profiter. 

Et surtout je garde en tête mon objectif, ma conviction que je veux poursuivre ce chemin. J’ai testé des minis méditations avec mes dernières classes et j’ai vu à quel point cela aidait les enfants, à quel point ils appréciaient. Je suis convaincue des bienfaits de la pleine conscience sur les enfants…et j’aimerais beaucoup me former dans ce sens. 

Objectif: me former pour aller dans les écoles partager cette expérience…et aussi avec mes fils. 

MAIS avant cela…je vais devoir sérieusement re prendre le temps de m’arrêter…et de sentir en moi ce que je veux pour mon avenir professionnel et familial. 

Et oui, en ce moment, je m’interroge beaucoup sur ces choix… 

En tous cas, BRAVO à tous ceux et toutes celles qui auront eu le courage de lire mon article jusqu’au bout. Si vous faites partie des courageu(se)x, laissez moi un petit commentaire, ça me fera très plaisir de voir que je n’ai pas pondu cette tartine pour parler dans le vide 😉

Et voici le site de l’asbl dont je vous ai tant parlé: https://www.emergences.org